La Fête nationale du Québec

Depuis des siècles, les peuples païens célébrent le solstice d'été par un grand feu de joie, symbolisant la lumière qui est à son apogée. Le Roi Clovis en France, 500 ans après Jésus Christ, transforme le rite païen de la tradition du feu de joie en rite religieux pour célébrer la naissance de Saint-Jean-le-Baptiste, cousin de Jésus et appelé « Le baptiste » parce c’est lui qui a baptisé le Christ, marquant ainsi le début de sa vie publique. Le roi de France lui-même allume le Feu de Joie de la Saint-Jean, inaugurant du même coup une fête qui se prolongera jusqu’en terre d'Amérique. Dans LesRelations des Jésuites, on retrouve des allusions à cette coutume dès 1636, alors que la ville de Québec ne comptait encore que 200 âmes; le 24 juin de cette année-là, le gouverneur de Québec, monsieur de Montmagny, tire à cette occasion cinq coups de canon!En 1834, le journaliste Ludger Duvernay fonde La Société Sait-Jean-Baptiste afin dedéfendre l’héritage culturel et linguistique des canadiens français. La société orchestre des manifestations à caractère religieux qui se tiennent le 24 juin, soit le jour de la fête du saint. C’est depuis 1922 que ce jour devient férié au Québec. C’est depuis maintenant 171 ans que la population du Québec célèbre chaque année la Fête nationale.  Autrefois appelée « la Saint-Jean-Baptiste», la fête a officiellement changée d’appellation  en 1977. Le Québec avait changé : langues, cultures, religion et origines se sont multipliées. L’évocation du patron « religieux » catholique des Québécois et Québécoises ne correspondait plus à la réalité.L’Assemblée nationale du Québec souhaitait à l’époque que le nom de l’événement reflète une nouvelle réalité apparue dans la deuxième moitié du XXe siècle. Elle consacre le changement de nom par l’adoption d’un décret. Désormais, l’événement sera « baptisé » : La Fête nationale des Québécois.