
En 1982, la Fraternité des Indiens du Canada, aujourd'hui devenue l'Assemblée des Premières Nations, propose que le 21 juin soit reconnu comme Journée nationale de la solidarité autochtone. Le 21 juin 1990, l'Assemblée nationale du Québec faisait de ce jour la Journée nationale des peuples autochtones « afin d'honorer et de reconnaître la riche contribution des Inuit, des Métis et des Premières Nations à la société québécoise. » En 1996, le 21 juin, on célèbre pour la première fois la Journée nationale des peuples autochtones d'un bout à l'autre du pays. C'est l'occasion pour tous de se rassembler pour découvrir et apprécier la richesse de la société québécoise, et de célébrer sa diversité et son engagement envers la démocratie, l'égalité et le respect mutuel. Aujourd'hui, cette journée est de plus en plus célébrée dans les communautés des Premières Nations partout à travers le Québec.
Depuis la création de Solstice des Nations en 2005, la Journée nationale des peuples autochtones, le 21 juin, donne le coup d'envoi aux célébrations de la Fête nationale du Québec, le 24 juin.
Depuis des siècles, les peuples païens célèbrent le solstice d'été par un grand feu de joie, symbolisant la lumière qui est à son apogée. En France, en l'an 500, le Roi Clovis transforme ce rite païen en rite religieux pour célébrer la naissance de Saint-Jean-Baptiste. Le roi lui-même allume le Feu de Joie de la Saint-Jean, inaugurant du même coup une célébration qui se prolongera jusqu'en terre d'Amérique. Dans Les Relations des Jésuites, on retrouve des allusions à cette coutume dès 1636, alors que la ville de Québec ne comptait encore que 200 âmes : le 24 juin de cette année-là, le gouverneur de Québec, monsieur de Montmagny, tire cinq coups de canon !
En 1834, le journaliste Ludger Duvernay fonde La Société Saint-Jean-Baptiste afin de défendre l'héritage culturel et linguistique des canadiens français. La Société orchestre des manifestations à caractère religieux qui se tiennent le 24 juin, soit le jour de la fête du saint. Depuis 1922, ce jour est férié au Québec, et depuis maintenant plus de 170 ans la population du Québec célèbre chaque année la Fête nationale. Autrefois appelée « La Saint-Jean-Baptiste », la fête a officiellement changée d'appellation en 1977. L'Assemblée nationale du Québec souhaitait que le nom de l'événement reflète la nouvelle réalité du Québec et elle consacra ce changement de nom par l'adoption d'un décret. L'événement se nomme maintenant : La Fête nationale des Québécois.
Quoique ces deux fêtes aient une histoire contemporaine différente, elles ont toutes deux pour origine lointaine la célébration universelle du solstice d'été. C'est sur ce point commun que nous voulons bâtir une rencontre entre les Premières nations et les Québécois.
« Il ne reste aux collectivités québécoises et autochtones qu'à se rejoindre dans cette tradition commune d'alliances et de respect mutuel dont les racines sont aussi profondément ancrées dans l'histoire que la Grande Paix de 1701. »
Christian Gagnon et Mario Beaulieu, Le Devoir, 06.08.01
Pour les peuples amérindiens,le solstice d'été c'est la fête de la lumière qui enseigne la sagesse d'accomplir les œuvres et de mener les projets à terme. C'est l'énergie de la réussite, de la chaleur humaine, de la joie, de l'innocence, de l'amour et des qualités qui s'y rattachent. Pour plusieurs civilisations antiques, le culte du Soleil et de ses solstices a toujours revêtu une importance primordiale. Le solstice d'été, jour le plus long de l'année, est le moment où les grands feux de joie rendent hommage au soleil et on y jette toutes les erreurs, les douleurs et les incompréhension de l'année écoulée pour repartir en neuf !